Plan St-Laurent - Pour un développement durable


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Bel exemple de gestion intégrée dans
l’Est de Montréal

Bilan d'un milieu à découvrir - Partenariat pour un développement durableSi l’on se fie aux ambitions du Comité ZIP Jacques-Cartier, l’est de l’île de Montréal connaîtra un tout nouveau type de développement, d’ici quelques années. Un développement réellement durable, axé sur une cohabitation résidentielle et industrielle harmonieuse, où le milieu de vie et l’environnement – y compris le fleuve et la rivière des Prairies – ne feront plus les frais des seuls impératifs économiques.

Ce qui autorise une telle ambition, c’est le projet de Table de concertation aménagement et environnement de la Pointe-de-l’Île, que le Comité a lancé en 2006, qui se poursuivra par un vaste chantier en 2008 et culminera par un forum et le lancement de la Table au début de 2009.

Des représentants de tous les secteurs d’activité du territoire sont déjà mobilisés autour de ce projet : industrie, santé, environnement, gouvernements, milieu communautaire, etc. « C’est un bel exemple de gestion intégrée, à l’échelle d’un petit territoire », commente la directrice générale du Comité ZIP, Chantal Rouleau. En quelque sorte, il s’agit d’un prototype des tables régionales de concertation qui seront mises en place dans le cadre du projet de gestion intégrée du Saint-Laurent, qu’est en voie d’implanter le Plan Saint-Laurent pour un développement durable pour l’ensemble du Québec.

« Notre projet vient de la volonté du milieu de mettre fin à un modèle de développement qui a passablement hypothéqué le territoire », indique Mme Rouleau. L’est de Montréal (Mercier, Hochelaga-Maisonneuve, Montréal-Est, Rivière-des-Prairies, Pointe-aux-Trembles, Anjou) a en effet connu, à partir des années 1920, une activité industrielle lourde dont les conséquences sociales et environnementales ne sont pas des plus enviables : pollution de l’air, de l’eau, des sols et des sédiments, poches de pauvreté et santé de la population plus déficiente qu’ailleurs au Québec, perte d’accès au fleuve, etc.

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Toutefois, le territoire contient aussi des atouts importants et beaucoup de potentiel pour un développement plus harmonieux, selon Mme Rouleau. Comme l’a démontré une consultation effectuée par les partenaires de la Santé sur le territoire du Comité ZIP, la population est d’ailleurs fière de son appartenance à ce secteur de Montréal. « Les gens veulent demeurer dans l’Est, mais ils veulent également améliorer leurs conditions dans une optique de développement durable. »

C’est ce qui a mené à la vision que s’est donnée le groupe de réflexion formé en 2006 pour préparer la Table de concertation : « Faire de l’est de l’île de Montréal un milieu de vie de qualité, où les communautés sont fières de contribuer au développement durable de leur territoire. »

Constitué d’une quinzaine de personnes représentant plusieurs secteurs d’activité, le groupe de réflexion a aussi déterminé trois enjeux sur lesquels porteront les actions à accomplir : 1) sécurité civile et harmonisation du développement, 2) santé de la population, 3) réappropriation des berges et des usages de l’eau. Les actions ciblées pour chacun de ces enjeux (une quarantaine en tout) devront nécessairement recouper au moins deux sphères du développement durable, à savoir : 

  • l’économique et le social (par exemple, évaluer l’effet cumulatif des polluants et leurs répercussions sur l’environnement et la santé, ou faire appliquer l’interdiction du camionnage de transit en milieu résidentiel);
  • le social et l’environnemental (par exemple, élaborer une bonne planification des espaces verts et des espaces bleus);
  • l’économique et l’environnemental (par exemple, connaître les répercussions des sols contaminés sur la qualité de l’eau et de la nappe phréatique);
  • l’économique, le social et l’environnemental (par exemple, harmoniser la relation et le développement entre les milieux industriel et résidentiel, ou améliorer la qualité de l’air et de l’eau).

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Au cours des quatre ateliers qui se dérouleront à quelques mois d’intervalle dans le cadre du chantier de 2008, une trentaine d’intervenants de tous les horizons étudieront et documenteront chacune des actions ciblées, de façon à dresser un tableau de bord permettant de cheminer, toujours en concertation, vers leur application.

Le forum qui viendra couronner cet exercice, en février 2009, et auquel jusqu’à une centaine de personnes pourraient prendre part, constituera à la fois l’aboutissement du travail de réflexion et le lancement du travail d’action par les comités qui seront alors mis en place. La fréquence et la durée des réalisations dépendront du financement qui suivra et du cautionnement politique que la démarche obtiendra aux trois paliers de gouvernement, selon la directrice générale du Comité ZIP.

« Chose certaine, dit-elle, nous voulons nous garder une certaine flexibilité, car ce que nous sommes en train de faire n’a jamais été fait auparavant, du moins sur notre territoire. Des gens qui ne s’étaient jamais vus, qui s’assoient ensemble pour travailler sur un projet commun et sortent de chaque rencontre avec le sentiment d’avancer, c’est une première pour nous et cela démontre bien à quel point tout le monde aspire vraiment à une meilleure planification de l’aménagement du territoire et des ressources de l’est de Montréal. »

Pour information :

Chantal Rouleau
Comité ZIP Jacques-Cartier
14115, rue Prince-Arthur Est, bureau 427
Montréal H1A 1A8
Téléphone : 514 527-9262
Courriel : zip_jc@mainbourg.org.


Date de modification : 2008/06/19 – Avis important