Comme des milliers de gens, vous avez déambulé sur la Promenade Samuel-de-Champlain, à Québec, l’été dernier? Profité des nouveaux aménagements de la baie de Beauport? Marché dans le parc riverain des Beaux-Prés à Château-Richer ou dans le Sentier des flâneurs à l’île d’Orléans? Alors, une partie de votre plaisir, vous le devez à la ZIP de la région Québec et Chaudière-Appalaches.
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| Photo : Hamida Hassein Bey |
La ZIP a saisi l’occasion du 20e anniversaire du Plan Saint-Laurent, à l’automne 2008, pour présenter à la population un bilan de ses actions des dix dernières années. Et des actions, il y en a eu beaucoup, sous toutes les formes : études, consultations, participation à des comités et organisation de tables de concertation sur des projets d’envergure, élaboration de concepts pour aider la prise de décisions dans divers dossiers, forums, mémoires et même activités sur le terrain, les mains dans la boue. En fait, la ZIP a contribué, d’une façon ou l’autre, à presque tous les projets liés au fleuve, à Québec et dans la région, c’est-à-dire de Grondines à Sault-au-Cochon (côte de Beaupré) sur la rive nord, et de Leclercville à Saint-Vallier sur la rive sud, incluant l’île d’Orléans.
« Nous avons toujours ciblé des projets structurants, susceptibles d’avoir un impact social et environnemental important, raconte la directrice générale, Hamida Hassein-Bey; des projets en fonction des priorités définies en 1998 dans notre Plan d’action et de réhabilitation environnementale (PARE) et dans lesquels nous pouvions nous engager à la mesure de nos moyens, de la manière que nous jugions la plus efficace. »
Beaucoup de ces projets visaient à redonner à la population des accès au fleuve. La première étude réalisée par le comité, voilà dix ans, consistait justement en un inventaire et en une caractérisation de tous les accès publics au fleuve dans l’ensemble du territoire. « C’est ce qui nous a permis de constater un manque flagrant d’accès en zone urbaine, et de le faire savoir sur la place publique, lors d’une consultation de la population. »
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| Photo : Hamida Hassein-Bey |
La ZIP s’est aussi beaucoup investie dans des dossiers liés à la protection des habitats de la faune et de la flore, conformément à l’une de ses priorités. À Saint-Antoine-de-Tillly (marais), à Lévis (Anse Tibbits), à la baie de Beauport (berges), elle l’a même fait en jouant un rôle direct dans des travaux sur le terrain. Du même coup, comme chaque fois qu’on organisait une corvée de nettoyage de berges, la ZIP réalisait une autre de ses priorités, à savoir la sensibilisation et l’éducation.
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| Photo : Hamida Hassein-Bey |
C’est également dans un but de sensibilisation qu’il a coorganisé, pendant huit ans, une descente en canot de la rivière Saint-Charles, à Québec. Dans ce cas précis, on insistait sur l’importance de l’assainissement de l’eau, un autre cheval de bataille pour la ZIP de Québec et Chaudière-Appalaches. À n’en pas douter, cette activité de sensibilisation autour de la rivière Saint-Charles a contribué aux actions entreprises par les gouvernements ces dernières années : construction d’un réseau de bassins de rétention en aval de la rivière et renaturalisation des berges dans le secteur du parc Cartier-Brébeuf. Les membres de la ZIP sont doublement satisfaits de ces résultats, car, en plus de l’assainissement de l’eau par l’entremise des bassins de rétention, la renaturalisation des berges a considérablement amélioré le paysage, ce qui répond également à l’un des enjeux prioritaires auxquels ils avaient décidé de s’attaquer.
Lors d’un forum tenu en 2007, l’organisme a entrepris une réflexion pour rafraîchir son PARE et se donner un nouveau programme d’action pour les prochaines années. Les mêmes enjeux prioritaires que dans le premier Plan sont ressortis de l’exercice (accès publics, protection des habitats…) avec, en plus, la nécessité d’accentuer la communication ainsi que l’acquisition et le partage de connaissances.
« Nous travaillons souvent avec des données désuètes, qu’il est nécessaire de remettre à jour », témoigne Mme Hassein-Bey. En outre, selon elle, un meilleur partage des connaissances pourrait aider les intervenants de l’ensemble de la région à se donner une vision globale et à s’entendre sur des priorités qui correspondent aux besoins et à la volonté de tous. La ZIP est en mesure de jouer un rôle plus important dans l’atteinte d’un tel objectif, estime la directrice générale, à la condition, toutefois, qu’on reconnaisse l’expertise énorme que la ZIP a acquise au fil de ses projets et de ses engagements.
Pour 2009, le défi du comité reste l’ouverture d’une première plage à la baignade – projet presque devenu rêve – et de nouveaux accès publics reliés à l’usage de l’eau, la pêche notamment. L’un des gros morceaux de l’année sera le Concept de conservation et de mise en valeur des rives de la MRC de Portneuf, auquel le comité travaille actuellement et qui sera déposé dans les prochains mois.
« Quant au reste, conclut Hamida Hassein-Bey, nous continuerons à favoriser les échanges, à susciter des questions et à trouver des solutions novatrices en réinventant des façons de faire, tout cela pour le développement durable du fleuve Saint-Laurent dans la région. »
ZIP Québec et Chaudière-Appalaches
Édifice La Fabrique
295, boul. Charest Est, bur. 099
Québec, G1K 3G8
Tél. : 418 522-8080
Courriel : zipquebec@zipquebec.com.
Date de modification : 2009/02/26 – Avis importants

