Après s’être attaqué à la pollution industrielle dans sa première phase (1988-1993), le Plan Saint-Laurent (PSL) a adopté une approche écosystémique, moins ponctuelle, où le travail devait se faire à l’échelle des bassins versants. On reconnaissait ainsi l’apport des tributaires sur la qualité de l’eau du Saint-Laurent. Forcément, l’agriculture était concernée. Il devenait alors logique d’instituer pour la phase II du Plan Saint-Laurent, un comité de concertation qui ciblerait les usages du SaintLaurent affectés par les activités agricoles.
En phase II (1993-1998), les activités liées au domaine d’intervention Agriculture visaient surtout à contrer la pollution diffuse des bassins à forte intensité agricole qui portaient atteinte à la qualité de l’écosystème du Saint-Laurent. Les études menées au cours de cette période ont permis de constater la présence de pesticides agricoles et, notamment, d’herbicides utilisés dans les grandes cultures (maïs, soya et céréales) dans plusieurs rivières tributaires et dans le fleuve Saint-Laurent jusqu’à la hauteur de Québec.
En phase III (1998-2003), le principal objectif du domaine d’intervention Agriculture a été de réduire l’utilisation des pesticides et les risques liés à l’emploi de ceux-ci pour des cultures ciblées (céréales, maïs, soya, pomme et pomme de terre). La voie d’action privilégiée a été l’adoption de pratiques de gestion agroenvironnementale pour les cultures ciblées qui représentaient, à elles seules, 70 p. 100 des pesticides agricoles consommés, dont une large part était des herbicides.
Le mandat du Comité de concertation Agriculture est de maintenir l’équilibre entre le développement d’une agriculture économiquement viable et socialement acceptable, et un environnement de qualité pour les générations à venir.
Pour la phase IV, les activités liées à ce domaine d’intervention s’inscrivent dans un souci de continuité avec les actions déjà entreprises. Elles visent essentiellement à conserver les ressources et à réduire la pollution diffuse en milieu agricole. Pour atteindre cet objectif, les partenaires impliqués en agriculture misent sur une gestion davantage intégrée qui repose sur une meilleure compréhension des rapports de cause à effet qui existent entre les pressions environnementales agricoles et l’écosystème du Saint-Laurent.
Or, qui dit nouvel objectif, dit nouveaux résultats associés. Actuellement, le grand défi pour ce domaine d’intervention est de constituer un comité de concertation qui soit formé de tous les partenaires essentiels à l’atteinte des résultats et de favoriser les échanges, la concertation et le développement de partenariats entre tous ces acteurs impliqués dans la dynamique complexe du secteur agricole. L’enjeu est de promouvoir une stratégie afin d’accélérer le passage des pratiques agricoles actuelles à des pratiques de gestion bénéfiques par une majorité des entreprises agricoles. Les moyens pour y parvenir sont divers comme la constitution d’un réseau d’échange d’information, le maillage de projets, l’accroissement de la visibilité de réalisations sur le terrain, etc.
Les ministères fédéraux et provinciaux impliqués dans le domaine d'intervention Agriculture sont :
Pour le Canada |
Pour le Québec |
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Au cours de la phase IV, le Comité de concertation Agriculture s’est donné comme résultats :
En sélectionnant Agriculture du champ de recherche « Domaine d’intervention » de la bibliothèque du site du PSL, vous en connaîtrez davantage sur tous les travaux réalisés pour ce domaine d’intervention depuis le plan II.
Date de modification : 2008/04/02 – Avis importants

