Qui dit développement durable, dit une prise en compte des questions d'ordre social, économique et environnemental lorsqu'il s'agit de prendre des décisions et d'intervenir pour satisfaire les besoins actuels sans pour autant compromettre les intérêts et les besoins des générations futures. C’est dans cet esprit que le Plan Saint-Laurent favorise le respect de l’environnement dans le cadre des activités économiques qui s'exercent sur le territoire.
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Photo : Michel Boulianne, pour le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec |
Le Québec compte plus de 32 000 entreprises agricoles et la plus grande part des activités économiques liées à l’agriculture québécoise se déroule dans les basses-terres du Saint-Laurent. Cette zone, qui s’étend essentiellement de Montréal à Québec, compte les sols les plus fertiles du Québec, mais également les écosystèmes les plus riches. L’utilisation intensive de ces sols pour les productions animales et les cultures industrielles a toutefois eu pour effet de dégrader la qualité de plusieurs tributaires du Saint-Laurent et de détériorer divers écosystèmes riverains.
Pour tous les intervenants associés à cet important secteur d’activité du Saint-Laurent, le défi est de taille : il s'agit de maintenir l'équilibre entre le développement d’une agriculture économiquement viable et socialement acceptable, et un environnement de qualité pour les générations à venir. Jusqu’à maintenant, les efforts ont surtout porté sur la réduction de la pollution d’origine agricole. De meilleures pratiques agroenvironnementales ont été mises au point et elles ont été adoptées par les exploitants agricoles des bassins versants des tributaires du Saint-Laurent.
Dans le cadre du Plan Saint-Laurent, un virage vers la gestion intégrée est amorcé dans le secteur de l'agriculture. Cette nouvelle forme de gestion repose sur une meilleure compréhension des rapports de cause à effet qui existent entre les pressions environnementales agricoles et l’écosystème du Saint-Laurent.
De plus, l'accent est mis sur le développement des connaissances scientifiques sur les effets des nouvelles pratiques de gestion agricole grâce à un travail de collaboration entre les chercheurs et les gens du milieu de l'agriculture. Enfin, le volet environnement du Cadre stratégique pour l’agriculture, du gouvernement du Canada aide aussi à atteindre un objectif majeur : réduire la pollution agricole diffuse et par conséquent les impacts négatifs de l’agriculture sur les tributaires et sur les zones du Saint-Laurent visés par le Plan Saint-Laurent.
Conserver les ressources et réduire la pollution diffuse en milieu agricole.
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Photo : D. Chamard, Pêches et Océans Canada |
Depuis les tout débuts de la colonisation, la navigation joue un rôle de premier plan dans l’économie du pays. Toutefois, avec l'avènement de navires à plus fort tonnage, le Saint-Laurent a subi une série d'aménagements qui ont eu des répercussions indéniables sur l’environnement.
Il faut assurer un meilleur équilibre entre la protection de l’environnement et la navigation commerciale qui par ailleurs doit rester concurrentielle. Pour ce faire, une stratégie de navigation durable pour le Saint-Laurent a été élaborée et est mise en œuvre dans le cadre du Plan Saint-Laurent. (Stratégie de navigation durable pour le Saint-Laurent)
Tout en assurant le développement des activités récréatives et de navigation commerciale, cette stratégie vise à protéger les écosystèmes et l'eau, à assurer la sécurité des personnes et des navires, à harmoniser les usages du Saint-Laurent, et ce, avec la collaboration active des collectivités riveraines.
De plus, il est essentiel d'élargir la concertation entre les intervenants de la navigation, de miser sur le renforcement des bonnes pratiques et sur l’innovation dans la pratique de la gestion environnementale. Il faut aussi acquérir et partager les connaissances, former les gens, diffuser l'information, et faire l’évaluation des effets sur l’environnement des actions réalisées. En d'autres termes, la sensibilisation et l’engagement sont la pierre angulaire de cette stratégie.
En somme, les partenaires visent un juste équilibre : il s'agit de réduire les impacts environnementaux de la navigation, tout en mettant en valeur les atouts de ce mode de transport, notamment en inculquant aux navigateurs la nécessité d'adopter en tout temps des comportements responsables.
Mettre en œuvre et bonifier la Stratégie de navigation durable du Saint-Laurent.
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Photo : Céline Lachapelle, Environnement Canada |
Au fil des ans, l’industrialisation, l’urbanisation et l’aménagement d’infrastructures maritimes et routières le long du Saint-Laurent ont peu à peu diminué l’accès aux rives et aux usages de ce plan d’eau privant ainsi la population de la possibilité de s'adonner davantage à la baignade, à la pêche sportive et à la navigation de plaisance. Le Saint-Laurent recèle un extraordinaire potentiel récréatif, écotouristique, écologique et esthétique, et sa mise en valeur ne peut que contribuer à la qualité de vie des collectivités riveraines et à celle des générations futures.
L’accessibilité aux rives étant réduite à l'heure actuelle, il s'agit d'un enjeu significatif pour les collectivités établies le long du Saint-Laurent compte tenu du fait que le public s'y intéresse de plus en plus.
Pour que les citoyens aient davantage accès aux rives, il faut planifier judicieusement l’aménagement du territoire et les interventions sur le terrain. À titre d'exemple, les projets d’aménagement des berges et de construction d’infrastructures pourraient prendre la forme de belvédères, de stationnements, de rampes de mise à l’eau pour les petites embarcations ou de sites d’interprétation de l’écosystème. Voilà autant de travaux, dont la mise à exécution dans le cadre du Plan Saint-Laurent, favorisera les alliances entre les municipalités et les divers autres acteurs.
Créer, aménager et restaurer des accès publics au Saint-Laurent.
Date de modification : 2008/04/02 – Avis importants

