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Écosystème Grands Lacs-Saint-Laurent
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Qualité de l'eau

 

Qualité de l’eau dans le bassin Grands Lacs–Saint-Laurent : Contamination par des substances toxiques

Problématique

Le développement urbain, l’industrialisation et l’agriculture ont déversé un apport massif de substances toxiques dans nos eaux au cours du siècle dernier. Ces apports toxiques ont contribué à la dégradation de la qualité de l’eau du bassin Grands Lacs-Saint-Laurent, compromettant la santé de cet écosystème unique. Dans la foulée des efforts récents visant à réduire ces sources de pollution, des programmes de surveillance de l’écosystème ont été mis sur pied par les gouvernements du Canada, du Québec et de l’Ontario. Le but de ces programmes est de surveiller certains indicateurs, donc de suivre les changements de l’état de santé de l’écosystème. La caractérisation des diverses sources de polluants, l’estimation de leurs concentrations et l’examen des changements au fil du temps constituent des éléments clés de ces programmes de surveillance.

On a suivi les concentrations de contaminants dans l’eau dans trois stations de référence du bassin lac Ontario-fleuve Saint-Laurent afin d’évaluer les degrés de contamination. Ces stations sont situées aux extrémités amont et aval du lac Ontario (rivière Niagara et Wolfe Island, respectivement) ainsi qu’à l’embouchure du fleuve Saint-Laurent (région de Québec).

 

Figure 1. Trois stations de référence servant à surveiller les
concentrations de contaminants sont situées à Niagara-on-the-Lake,
à Wolfe Island , à la décharge du lac Ontario , et à Québec,
à l’embouchure du fleuve Saint-Laurent
 
Trois stations de référence servant à surveiller les concentrations de contaminants sont situées à Niagara-on-the-Lake, à Wolfe Island , à la décharge du lac Ontario , et à Québec, à l’embouchure du fleuve Saint-Laurent

 

Figure 2. Station d’échantillonnage de Niagara-on-the-Lake.
 
Station d’échantillonnage de Niagara-on-the-Lake.
Photo: Bruce Harrison

 

Figure 3. Station d’échantillonnage
Bamford Point-Woodman, Wolfe Island.
 
Station d’échantillonnage Bamford Point-Woodman, Wolfe Island.
Photo: Bruce Harrison

 

Figure 4. Station d’échantillonnage de Québec, à la prise d’eau de la station de traitement d’eau de Lévis.
 
Station d’échantillonnage de Québec, à la prise d’eau de la station de traitement d’eau de Lévis.
Photo: Paul Klawunn

La rivière Niagara a une importante influence sur le lac Ontario, y contribuant plus de 83 % de l’afflux total des affluents. L’échantillonnage effectué autour de Wolfe Island sert à évaluer la qualité de l’eau parvenant dans le fleuve Saint-Laurent depuis les Grands Lacs, la principale source du fleuve. À la station d’échantillonnage de Québec, on examine la qualité de l’eau à l’embouchure du fleuve et on estime la quantité de contaminants exportés à l’estuaire.

À ces fins, on effectue régulièrement des mesures de contaminants organiques et inorganiques dans ces stations. On utilise des techniques modernes d’échantillonnage et d’analyse afin de mesurer les concentrations de contaminants à l’état de trace ou d’ultratrace avec fiabilité et précision. Les figures 5 et 6 illustrent quelques exemples de cet équipement.

Figure 5. Filtre contenant des sédiments en suspension provenant de la station d’échantillonnage de Québec.
 
Filtre contenant des sédiments en suspension provenant de la station d’échantillonnage de Québec.
Photo: Paul Klawunn

 

Figure 6. Extracteur goulder à grand volume de la station d’échantillonnage Bamford Point-Woodman.
 
Extracteur goulder à grand volume de la station d’échantillonnage Bamford Point-Woodman.
Photo: Bruce Harrison

 

L’indice de la qualité des eaux

L’indice de la qualité des eaux (IQE), tout comme l’indice UV et l’indice de la qualité de l’air, sert à résumer de grandes quantités de données sur la qualité des eaux. Le calcul d’un indice sert avant tout à simplifier l’information afin de la rendre accessible aux décideurs et au grand public. Il permet aussi de compiler et de communiquer les données sur la qualité des eaux à l’échelle nationale de manière cohérente. Cet indice tient compte de plusieurs variables de la qualité des eaux et les compare aux recommandations ou objectifs en matière de qualité des eaux, afin de les qualifier (excellent, bon, moyen ou médiocre). L’indice peut se calculer à partir de critères adaptés à divers usages de l’eau (eau potable, récréative ou, dans le cas qui nous intéresse ici, vie aquatique). Le calcul de l’IQE se fonde sur trois attributs de la qualité des eaux :

• le nombre de variables de la qualité des eaux qui ne respectent pas les objectifs;

• le nombre de mesures individuelles qui ne respectent pas les objectifs; et

• l’écart de ces mesures par rapport aux objectifs.

Même s’il ne remplace pas une analyse détaillée des données, le but de l’IQE est de fournir un aperçu général du rendement écologique.

L’utilisation de l’IQE nécessite certaines précautions. Ainsi, les comparaisons d’indices ne devraient avoir lieu que lorsque les mêmes ensembles de recommandations sont appliqués et que les mêmes ensembles de variables sont utilisés. Les variables considérées doivent aussi correspondre au plan d’eau évalué de sorte que l’indice calculé reflète l’état de ce plan d’eau.

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Date de modification : 2008/05/01 – Avis importants