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BULLETIN D'INFORMATION
SAINT-LAURENT VISION 2000

VOLUME 9 – NUMÉRO 1 – OCTOBRE 1998
Numéros précédents

SOMMAIRE

Accueil du bulletin
Gestion
Une structure participative
Implication communautaire
Soutenir l'action des communautés
Secteur industriel et urbain
Une approche préventive plus globale
Navigation
Le concept de navigation durable
Continuité et innovation Biodiversité
Continuité et innovation
Agriculture
Réduction des pesticides clubs
Conseils et entreposage des lisiers
Interactions communautaires
Deuxième édition du programme
Santé humaine
Mettre l'accent sur une meilleure analyse du risque

 

Continuité et innovation

Double défi pour le secteur d’intervention Biodiversité : les gestionnaires et les chercheurs doivent poursuivre et accélérer les efforts de protection des espèces et de conservation des habitats engagés lors des deux premières phases, tout en poussant plus loin la réflexion dans les domaines de la gestion des niveaux d’eau et du suivi de l’écosystème.

Depuis dix ans, les résultats obtenus dans le cadre de la protection des espèces et de la conservation des habitats sont encourageants: 12 000 hectares d’habitats fauniques et floristiques ont été protégés. On en sait maintenant beaucoup plus sur la biodiversité qui caractérise les écosystèmes du Saint-Laurent, et plusieurs espèces en difficulté font l’objet de plans de rétablissement, pour ne citer que quelques exemples. Les activités prévues au cours de la phase III s’inscrivent dans la continuité des années précédentes.

Photo: phoque
Photo : Francis Bélanger 


« La biodiversité intègre plusieurs dimensions des écosystèmes », souligne Luc Berthiaume, du ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec et coprésident du comité d’intégration Biodiversité. « Elle renvoie immédiatement au concept de développement durable qui se trouve au coeur du Plan d’action Saint-Laurent. C’est sans doute pourquoi les gens sont si sensibles aux objectifs et aux résultats que l’on espère atteindre dans le cadre de l’entente. »

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Les espèces et les habitats

« Nous avons une liste préliminaire d’espèces fauniques et floristiques désignées ou vulnérables; elle constitue notre point de départ pour la planification des interventions qui auront lieu au cours des cinq prochaines années », explique Isabelle Ringuet, gestionnaire régionale à la Direction de la conservation de l’environnement d’Environnement Canada et coprésidente du comité. Selon Luc Berthiaume, on vise la sauvegarde de 35 espèces (faune et flore) en difficulté, mais ce chiffre pourrait être dépassé, selon les résultats obtenus en cours de route.

Le contrôle des espèces exotiques envahissantes vise essentiellement la moule zébrée, maintenant répandue dans toutes les eaux douces du bassin Saint-Laurent/Grands Lacs, et, dans une moindre mesure, la salicaire pourpre, qui colonise maintenant 20% des zones humides du Saint-Laurent. La concertation au sujet de l’impact de la grande oie des neiges sur les milieux humides et les terres agricoles se continuera également.

L’objectif de protéger 120 000 hectares de milieux naturels sera atteint surtout par le biais de la modification des statuts des territoires désignés pour la conservation. « On souhaite créer trois réserves écologiques, sept refuges fauniques et trois parcs provinciaux au cours de la phase III, explique Luc Berthiaume. Nous compléterons aussi la révision des plans directeurs d’un parc national et du parc marin Saguenay-Saint-Laurent. »

L’aménagement de structures et de sites à potentiel écologique devrait se faire avec le concours des collectivités riveraines. « Le défi consiste à établir des liens avec les communautés afin de les sensibiliser et de leur faciliter la prise en charge des aménagements que souhaitent les gens dans leur milieu », ajoute M. Berthiaume.

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La problématique des niveaux d’eau

Élément nouveau de la phase III, l’étude de l’impact des variations des niveaux d’eau représente un défi pour les chercheurs. Piloté par la Direction de l’environnement atmosphérique et le Centre Saint-Laurent d’Environnement Canada, le projet consistera à concevoir un modèle de prévision des impacts des variations des niveaux d’eau sur les écosystèmes du Saint-Laurent. « Cette initiative découle à la fois des préoccupations du public et du désir de la Commission mixte internationale de réviser les normes de régularisation des niveaux d’eau », mentionne Isabelle Ringuet. À partir de critères qui devront faire consensus, les chercheurs pourraient élaborer un modèle qui permette de choisir les interventions les plus appropriées en fonction des contraintes environnementales et économiques.

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Le suivi de l’écosystème

Enfin, la question du suivi de l’écosystème présente, elle aussi, son lot de difficultés. Bien que beaucoup de travail ait été accompli à ce sujet au cours des deux phases précédentes, il reste à concevoir un modèle qui intègre des écosystèmes aussi différents que l’estuaire maritime et le couloir fluvial. Quelles bases choisir et quels indicateurs retenir pour être en mesure de faire une lecture plus globale de l’écosystème du Saint-Laurent? Il s’agit là d’un travail non seulement d’intégration, mais aussi de simplification visant à éclairer les gestionnaires sur la nature des gestes à poser dans l’avenir.

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