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Le Fleuve est publié par lensemble
des partenaires de Saint-Laurent Vision 2000.
Direction et coordination :
Clément Dugas et Raymonde Goupil, coprésidents
communications
Suzanne Bourget, communications
institutionnelles
Rédaction :
Gaétane Tardif, consultante
en environnement
Révision :
Josée Brisson
Réalisation :
Françoise Lapointe, éditrice,
SLV 2000
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Écrivez-nous, il nous fera
plaisir de vous lire et de
répondre à vos demandes.
Pour nous joindre : Quebec.SLV2000@ec.gc.ca
Le bulletin est aussi disponible en
format PDF
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| Les
espèces floristiques prioritaires
du Saint-Laurent
Mis sur pied par le Comité de concertation
biodiversité du Plan d'action Saint-Laurent Vision 2000
(phase III), le Sous-comité « Espèces » est
formé de représentants du gouvernement du Québec (Environnement;
Faune et Parcs) et du gouvernement du Canada (Environnement;
Pêches et Océans). Ce groupe de travail a répertorié les
espèces prioritaires dont les populations sont menacées
ou en déclin dans le corridor du Saint-Laurent. Le présent
article fait état de quelques interventions visant les
espèces floristiques. Il fait suite à l'article intitulé
« Les espèces fauniques prioritaires du Saint-Laurent »,
paru dans le précédent numéro du bulletin.
Le Sous-comité « Espèces » a ciblé
vingt-huit espèces floristiques prioritaires pour la mise
en uvre de projets particuliers au cours de la phase
III du Plan d'action Saint-Laurent Vision 2000. La sélection
des espèces floristiques prioritaires du Saint-Laurent
repose sur des critères semblables à ceux qui ont été
définis pour la faune. D'abord, ces espèces sont choisies
parce que le Saint-Laurent et ses tributaires renferment
une proportion importante des sites où elles ont été répertoriées.
Ensuite, on reconnaît qu'elles sont en péril en raison
de leur très faible population ou des menaces importantes
qui pèsent sur elles.
En fait, plus d'une centaine d'espèces répondent aux critères
de sélection, établis lors de la phase II. |
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DIAPASON
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| Les
espèces floristiques prioritaires du Saint-Laurent
Le sous-comité « Espèces »
du comité de concertation « Biodiversité »
du Plan daction Saint-Laurent Vision 2000
a ciblé Les 28 espèces floristiques identifiées
prioritaires par SLV 2000 qui feront lobjet
de projets spécifiques au cours de la phase III
du Plan daction.
La passe de lîle
aux Lièvres
Secteur très fréquenté
par le béluga et les oiseaux aquatiques à la fin
du printemps et au début de lété, la passe
de lîle aux Lièvres a fait lobjet
dune étude dans le cadre du Plan de rétablissement
du béluga du Saint-Laurent.
Chronique ZIP
Le Comité ZIP de Québec
et Chaudière-Appalaches a entrepris la mise en
oeuvre de certaines activités inscrites dans son
premier plan daction et de réhabilitation
écologique (PARE) déposé à la fin 1998. Les consultations,
pour lélaboration dun second PARE,
devraient avoir lieu à la fin de 1999. Un comité
dynamique! |
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Les plantes retenues pour la phase III sont
représentatives des différentes sections du Saint-Laurent. Dans
certains cas, des travaux ont déjà été lancés pour ces espèces;
dans d'autres cas, on est en mesure d'anticiper des résultats
concrets, par rapport à l'objectif global de contribution à
la sauvegarde de trente-cinq espèces, établi pour la phase III.
Déjà, étaient inscrites aux deux premières phases du Plan d'action
de nombreuses activités visant les espèces floristiques prioritaires
du Saint-Laurent. Inventaires, études taxonomiques, rédaction
de rapports de situation, protection d'habitats ou désignation
légale ont touché, selon le cas, près d'une soixantaine d'espèces
de plantes. Les efforts ont été répartis tout le long du corridor
du Saint-Laurent, c'est-à-dire tant dans le fleuve et l'estuaire
que dans le golfe.
Comme l'explique M. Gildo Lavoie, biologiste à la Direction
de la conservation et du patrimoine écologique au ministère
de l'Environnement du Québec, « la liste des espèces retenues
en phase III est évolutive. Au regard du déroulement des
activités, d'autres espèces pourront s'ajouter ou être choisies
en remplacement, à partir de la liste des espèces répertoriées
en phase II. »

Liste des espèces floristiques prioritaires de la phase III
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Nom
scientifique |
Nom
français |
| 1. |
Arisaema
dracontium |
Arisème
dragon |
| 2.
|
Asclepias
tuberosa |
|
| 3.
|
Aster
anticostensis |
Aster
d'Anticosti |
| 4. |
Aster
laurentianus |
Aster
du Saint-Laurent |
| 5. |
Astragalus
australis |
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| 6. |
Astragalus
robbinsii var. fernaldii |
Astragale
de Robbins variété de Fernald |
| 7. |
Bidens
heterodoxa |
Bident
différent |
| 8. |
Carex
formosa |
Carex
joli |
| 9. |
Carex
lupuliformis |
Carex
faux-lupulina |
| 10. |
Cicuta
maculata var. victorinii |
Cicutaire
maculée variété de Victorin |
| 11. |
Cirsium
scariosum |
Chardon
écailleux |
| 12. |
Corema
conradii |
Corème
de Conrad |
| 13. |
Cypripedium
parviflorum var. planipetalum |
Cypripède
jaune variété à pétales plats |
| 14. |
Cypripedium
passerinum |
Cypriède
oeuf-de-passereau |
| 15. |
Erigeron
philadelphicus ssp. provancheri |
Vergerette
de Philadelphie sous-espèce de Provancher |
| 16. |
Eriocaulon
parkeri |
Eriocaulon
de Parker |
| 17. |
Gaylussacia
dumosa var. bigeloviana |
Gaylussaquier
nain variété de Bigelow |
| 18. |
Gentianella
propinqua ssp. propinqua |
|
| 19. |
Gentianopsis
macounii |
Gentianopsis
de Macoun |
| 20. |
Gentianopsis
victorinii |
Gentianopsis
de Victorin |
| 21. |
Justicia
americana |
Carmantine
d'Amérique |
| 22. |
Oxytropis
borealis var. viscida |
Oxytropis
boréal variété visqueux |
| 23. |
Oxytropis
deflexa var. foliolosa |
|
| 24. |
Piperia
unalascensis |
Piperie
d'Unalaska |
| 25. |
Rosa
rousseauiorum |
Rosier
des Rousseau |
| 26. |
Rosa
williamsii |
Rosier
de Williams |
| 27. |
Saururus
cernuus |
Lézardelle
penchée |
| 28. |
Thelypteris
simulata |
Thélyptère
simulatrice |

Une problématique différente de celle de la faune
La problématique des espèces floristiques diffère sensiblement
de celle de la faune. En effet, en raison de son immobilité,
la flore est caractérisée par une plus grande dépendance à l'égard
de sites bien circonscrits. Lorsqu'une population disparaît,
il est souvent difficile, voire impossible, de recréer les conditions
écologiques originales. Quant à l'introduction ou à la réintroduction,
il s'agit d'options de dernier recours en matière de conservation.
L'enjeu de la conservation des espèces floristiques consiste
donc davantage à assurer la protection des populations existantes
et des habitats qui les abritent (notamment par la réglementation,
l'acquisition de sites ou la négociation d'ententes avec les
propriétaires) qu'à créer ou à améliorer des habitats.

Des interventions par « points chauds »
« Les interventions que nous menons à l'égard des espèces
prioritaires énumérées dans la liste nous permettent également
de mettre à jour nos connaissances concernant plusieurs plantes
qui n'y apparaissent pas et, dans certains cas, d'assurer aussi
leur protection, puisque les espèces floristiques en situation
précaire sont fréquemment concentrées à l'intérieur des mêmes
sites ou habitats », indique M. Lavoie.
La concentration des plantes prioritaires explique que les activités
planifiées à l'égard de ces dernières visent fréquemment des
« points chauds », qui peuvent notamment consister
en des secteurs localisés sur le plan géographique. Par exemple,
dans l'archipel de Montréal, les îles des rapides de Lachine
ont fait l'objet de travaux d'inventaire à l'été 1998.
Plusieurs espèces floristiques menacées ou vulnérables y ont
alors été identifiées, dont la lézardelle penchée, qui figure
dans la liste des plantes prioritaire de la phase III.
En outre, les biologistes ont trouvé une espèce qui n'avait
pas été revue depuis les années 70 et que l'on croyait
possiblement disparue au Québec, soit l'Onosmodium molle
var. hispidissimum. Les résultats de cet inventaire, qui
se poursuivra à l'été 1999, seront intégrés au processus
de création d'un refuge faunique dans ce secteur.
Certains types d'habitats constituent également des « points
chauds » reconnus pour la présence de nombreuses espèces
floristiques prioritaires le long du Saint-Laurent. C'est le
cas des marais de l'estuaire fluvial d'eau douce qui, au cours
de la phase II, ont fait l'objet d'inventaires visant à
caractériser la répartition des espèces et à situer les secteurs
de grande biodiversité floristique. La pointe de Saint-Vallier
compte parmi les sites les plus importants sur le plan des espèces
floristiques menacées ou vulnérables, puisqu'elle renferme l'une
des trois populations existantes au Québec de la vergerette
de Philadelphie sous-espèce de Provancher, une plante endémique.
Ce site fait actuellement l'objet de démarches d'acquisition
menées par la Société canadienne pour la conservation de la
nature, avec la collaboration du ministère de l'Environnement
du Québec. D'autres populations d'espèces en situation précaire
partageant le même habitat bénéficieront des mesures de protection
découlant de cette acquisition. Par ailleurs, dans les prochaines
années, des interventions viseront d'autres espèces ainsi que
d'autres sites de première importance dans cette portion du
Saint-Laurent.
La phase III devrait également permettre la désignation de nouvelles
espèces à titre d'espèces menacées ou vulnérables au Québec.
Le processus de désignation a d'ailleurs été instauré pour douze
espèces.

Le Comité ZIP du lac Saint-Pierre : un projet en
faveur de la flore prioritaire du Saint-Laurent
Le Comité ZIP du lac Saint-Pierre est intéressé à s'engager
concrètement dans la mise en uvre des activités prévues
au plan d'action de l'arisème dragon. Associée aux érablières
à érable argenté de la portion fluviale du Saint-Laurent, cette
espèce bénéficie du statut juridique d'espèce menacée. Les populations
les plus importantes de cette plante, à la biologie fascinante,
se trouvent dans l'archipel de Berthier-Sorel, et certaines
ne font actuellement l'objet d'aucune mesure de protection.
Arisème dragon (Francis Boudreau, MEF)
Légende
: L'érosion avancée des rives du Saint-Laurent, la villégiature,
le développement domiciliaire et la gestion des niveaux d'eau
constituent des menaces importantes pour la survie de l'arisème
dragon.
En collaboration avec le ministère de l'Environnement du Québec
et l'Université du Québec à Montréal, le Comité a donc récemment
présenté une demande de soutien financier au Fonds mondial pour
la nature en vue de l'obtention d'une partie du financement
nécessaire à la réalisation d'un projet d'envergure. Une réponse
positive favorisera la finalisation des travaux de cartographie
des populations de l'arisème dragon dans les îles de Berthier-Sorel
ainsi que leur suivi démographique. Le projet proposé comporte
aussi un important volet visant la sensibilisation des propriétaires
de sites privés où croissent les populations de l'arisème dragon.
Habitat de l'arisème dragon (Francis Boudreau, MEF)

Carex faux-lupulina (Jacques Labrecque, MEF)
Légende
: Le carex faux-lupulina a été désigné espèce menacée au Québec,
en vertu du Règlement sur les espèces floristiques menacées
ou vulnérables et leurs habitats. Ainsi, il est désormais interdit
de le cueillir ou de le posséder hors de son milieu naturel,
sous peine d'amende sévère. Les trois populations existantes
comptent au total moins de 50 individus, ce qui est très peu.
L'habitat de deux d'entre elles n'est pas encore officiellement
protégé.
« Le Ministère souhaite s'associer avec les comités ZIP
afin de mettre en uvre des projets de protection des espèces
floristiques qui caractérisent leur territoire. » Cette
invitation, lancée par Mme Line Couillard, de la Direction de
la conservation et du patrimoine écologique au ministère de
l'Environnement du Québec, pourra aussi permettre la planification
de campagnes de sensibilisation destinées au grand public, par
l'intermédiaire des moyens de communication instaurés par les
comités ZIP au fil des années.
Pour information :
Gildo Lavoie
Ministère de l'Environnement du Québec
Direction de la conservation et du patrimoine écologique
Téléphone : (418) 521-3907, poste 4794
Télécopieur : (418) 646-6169
Courriel : gildo.lavoie@mef.gouv.qc.ca
Line Couillard
Ministère de l'Environnement du Québec
Direction de la conservation et du patrimoine écologique
Téléphone : (418) 521-3907, poste 4766
Télécopieur : (418) 646-6169
Courriel : line.couillard@mef.gouv.qc.ca
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Cette chronique vise à diffuser de brèves nouvelles
d'actualités concernant des projets ou des activités qui se déroulent
dans le cadre de la mise en oeuvre de Saint-Laurent Vision 2000. |
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Le
Saint-Laurent, son histoire, son milieu marin
extraordinaire, ses battures, son littoral, bref la vie
qui l'habite. Voilà ce que propose la mini-série Le
Saint-Laurent diffusée en primeur sur
les ondes de Canal D (31), les dimanches,
18 h, à compter du 7 mars jusqu'au dimanche
28 mars. |
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Participation
de Saint-Laurent Vision 2000 à la réunion de la Commission
des Grands Lacs
Saint-Laurent Vision 2000 (SLV 2000) phase III participera
le 18 mai 1999 à la réunion semi-annuelle de la Commission
des Grands Lacs. La Commission est un organisme regroupant
huit États américains dont les objectifs sont centrés sur
l'environnement et l'économie maritime des Grands Lacs.
Le Québec, l'Ontario et le Canada y ont un statut d'observateur.
Sous le thème Questions relatives à lenvironnement
et au transport maritime dans les Grands Lacs et le Saint
Laurent : une perspective québécoise ,
des représentants et des partenaires (industrie maritime,
communautés riveraines du Saint-Laurent) de SLV 2000 présenteront
lors dune session spéciale leur perspective de SLV 2000.
Trois événements particuliers se succéderont en effet au
Château Champlain à Montréal du 18 au 21 mai :
la réunion semi-annuelle de la Commission des Grands Lacs,
le Symposium sur la Voie maritime du Saint-Laurent (19 mai)
et la Conférence annuelle des maires des Grands Lacs et
du Saint-Laurent (20-21 mai). Les conférenciers profiteront
de cette occasion pour faire connaître l'entente SLV 2000
ainsi que son nouveau domaine d'intervention, la navigation.
Les conférenciers sont : M. George Arsenault et M.
Jean-Pierre Gauthier, coprésidents pour le Québec et le
Canada de SLV 2000, M. Jérôme Faivre et M. Gervais
Bouchard, coprésidents du domaine dintervention Navigation
de SLV 2000, M. Ivan Lantz, directeur des opérations
maritimes, Fédération maritime du Canada et M. Marc Hudon,
président de Stratégies Saint-Laurent.
Pour plus de renseignements au sujet de cette activité vous
pouvez visiter le site Internet de la Commission des Grands
Lacs : http://www.glc.org/
ou rejoindre Mme Sophie Morin, Transports Québec, à l'adresse
électronique somorin@mtq.gouv.qc.ca
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