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Urgence
d'agir
En 1986, il est urgent
d'agir si nous voulons léguer aux générations futures l'héritage
vivant qu'est le Saint-Laurent. La pollution industrielle constitue
alors la menace la plus grave et la plus inquiétante. Cette
forme de pollution est attribuable généralement au déversement
de substances chimiques et toxiques par de nombreuses industries
situées à proximité du Saint-Laurent ou même des Grands Lacs.
La pollution industrielle est difficile à enrayer, car elle
exige souvent des recherches approfondies et l'application de
nouvelles technologies. Vu cette situation, le gouvernement
du Canada annonce, en juin 1988, la mise en oeuvre d'un
plan énergique pour la dépollution et la protection du Saint-Laurent.
À l'intérieur du Plan d'action Saint-Laurent adopté par Environnement
Canada, on injectera, de
1988 à 1993, 110 millions de
dollars pour relever
le défi.
Début
d'un grand partenariat
L'initiative fédérale,
pilotée par Conservation et Protection d'Environnement Canada,
fait appel à la collaboration d'autres entités du ministère
comme le Service canadien des parcs. Le ministère des Pêches
et des Océans et le ministère de l'Industrie, des Sciences et
de la Technologie y participent aussi.
Le gouvernement du
Québec, par les efforts soutenus qu'il déploie pour améliorer
la qualité du Saint-Laurent, est un partenaire tout désigné.
Le ministère de l'Environnement et le ministère du Loisir, de
la Chasse et de la Pêche disposent d'une expertise essentielle
à la réussite de cette grande entreprise.
Comme principe de
départ, il faut rallier toutes les forces qui peuvent concourir
au succès de l'entreprise, car le Saint-Laurent, c'est l'affaire
de tous! Il est nécessaire de favoriser un partenariat harmonieux
avec tous les responsables des autres paliers de gouvernement,
des universités et du secteur privé. Les groupes environnementaux
sont également appelés à collaborer étroitement aux activités
qui sont proposées, particulièrement en matière de protection
des habitats fauniques.
Le public joue aussi
un rôle dans ce projet, dont le succès repose sur un effort
collectif qui doit se transposer dans nos habitudes de tous
les jours. Sans une préoccupation constante pour la santé du
Saint-Laurent dans nos activités quotidiennes, les efforts risquent
de se révéler insuffisants.
Une première entente
dharmonisation est signée le 8 juin 1989
entre les gouvernements du Canada et du Québec. En travaillant
de concert et dans le respect de leurs compétences respectives,
les gouvernements conviennent dobjectifs à atteindre dans
divers domaines dintervention :
conservation, restauration, protection et état du milieu (technologies
environnementales). Au terme de cette entente, les gouvernements
harmonisent leurs activités concernant le Saint-Laurent et comptent
ainsi protéger ce dernier dans une perspective de développement
durable.
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