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Milieux d’intérêt écologique

La perte et l’altération d’habitats représentent les plus grandes menaces pour la biodiversité. Les milieux humides sont des habitats particulièrement sensibles. Ces derniers sont très importants, tant pour la faune que pour la flore, puisqu’ils permettent à de nombreuses espèces d’accomplir en tout ou en partie leur cycle de vie et qu’ils contribuent à la purification de l’eau et à la régularisation des niveaux d’eau. La biodiversité marine du Saint-Laurent mérite également une attention particulière, car les pressions exercées sur les écosystèmes marins sont de plus en plus fortes.

Projet 2016-2021

Consolider le portrait des autres mesures de conservation et améliorer les structures d’acquisition d’information

Le territoire du Plan d’action Saint-Laurent (PASL) est en grande partie constitué de terres privées. Or, jusqu’à ces dernières années, le portrait des aires protégées de tenure privée inscrites au Registre des aires protégées du Québec était incomplet. Dans le cadre du PASL 2011-2016, nos experts ont élaboré une base de données géoréférencées afin de recueillir, traiter et valider toute l’information déjà compilée dans le Répertoire des milieux naturels protégés du Réseau de milieux naturels protégés (RMN). En collaboration avec le RMN et afin de compléter l’information dont ce dernier disposait déjà, une vaste opération d’acquisition de données sur les aires protégées en milieu privé a également été lancée. Finalement, afin de maintenir les données recueillies à jour, la Plateforme d'enregistrement de mesures de conservation sur terres privées a été mise sur pied. Il s’agit d’un outil Web interactif qui permet aux acteurs du milieu d’inscrire les terres privées qu’ils protègent par leurs initiatives de conservation.

Ce projet du PASL 2016-2021 vise à rendre la plateforme plus conviviale et à inciter les acteurs du milieu à l’utiliser. Les utilisateurs obtiennent ainsi une image fiable et en temps réel des efforts de conservation déployées sur les terres de tenure privée. Cet outil informatique permettra de faire des analyses géomatiques plus éclairées et facilitera le partage des connaissances entre tous les intervenants et toutes les personnes intéressées. Ces derniers peuvent aussi mieux orienter leurs actions de conservation grâce au Répertoire des milieux naturels protégés du RMN ( en français seulement) et au Registre des aires protégées du Québec ( en français seulement) du Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, qui est mis à jour régulièrement par l’intermédiaire de la Plateforme d'enregistrement de mesures de conservation sur terres privées.

Protéger les habitats des poissons du Saint-Laurent et leur connectivité

Au cours de leur cycle de vie,  les poissons utilisent des habitats variés qui répondent à des besoins de reproduction, d'alimentation, de croissance ou encore de refuge.  Pour veiller à leur survie, il est essentiel de s'assurer que les habitats qu’ils fréquentent, de la naissance à l’âge adulte, soient suffisamment abondants, en santé et interconnectés.
Ce projet du PASL vise à identifier les habitats importants pour les poissons dans le fleuve et de ses affluents et à en préserver la connectivité. Il s’intéresse à des habitats très variés tels que des portions de la plaine d’inondation, l’embouchure de cours d’eau tributaires, des chenaux navigables ou non, des fosses profondes, des milieux portuaires et des marais peu profonds. Il s’intéresse aussi aux couloirs de migration et au libre passage autant pour satisfaire les besoins d’espèces migratrices, comme l’alose savoureuse, le bar rayé, l’esturgeon jaune ou l’anguille d’Amérique, que pour évaluer le risque d’invasion par certaines espèces exotiques telles que les carpes asiatiques. Au fur et à mesure que de nouvelles données seront recueillies, les experts mettront à jour l’Atlas électronique sur la biodiversité du Saint-LaurentLien externe, dont une partie est déjà disponible sur le site de l’Observatoire global du Saint-LaurentLien externe.

Outiller les communautés pour la conservation des milieux naturels du Saint-Laurent

Lors de la dernière phase du PASL (2011-2016), nos spécialistes ont identifié les milieux naturels à conserver en priorité dans les secteurs des basses-terres du Saint-Laurent et des zones côtières de l’estuaire et du golfe. En effet, la biodiversité de ces milieux est entre autres menacée par l’urbanisation, l’agriculture ou l’érosion des berges.
Dans le but de coordonner les efforts de conservation et d’outiller les communautés locales, ce projet consistera à préparer et à diffuser une approche globale de conservation et à mettre à la disposition des intervenants des outils d’aide à la décision, comme des cartes, des rapports et des résultats d’analyse. L’ensemble de ces démarches permettra de déterminer les actions de conservation les plus pertinentes et efficaces à réaliser.

Évaluer la santé et la biodiversité des aires protégées du Saint-Laurent et des territoires adjacents

Lors d’une phase précédente du PASL, une vingtaine d’indicateurs écologiques ont été retenus pour évaluer la santé des réserves nationales de faune situées le long du Saint-Laurent et de ses berges. Parmi ces indicateurs, citons la superficie des habitats et l’abondance de certaines espèces d’oiseaux, de chauves-souris et de batraciens. Parallèlement, l’élaboration d’un programme de suivi de la biodiversité à l’échelle du Québec a été amorcée.
L’objectif de ce nouveau projet est de mettre en œuvre un programme de surveillance écologique et de suivi de la biodiversité dans les aires protégées publiques ou privées situées le long du Saint-Laurent et dans des territoires adjacents. Les spécialistes déterminent les méthodes ainsi que les lieux à échantillonner et utilisent des indicateurs clés afin de suivre la santé des écosystèmes fluviaux. Ils examinent plus particulièrement le recul des berges dû à l’érosion, la quantité d’espèces en péril et la présence d’espèces exotiques envahissantes. 
À la fin de ce projet, les citoyens auront à leur disposition un rapport sur l’état de santé et de la biodiversité des aires protégées le long du Saint-Laurent.

Relier les zones prioritaires pour la conservation afin d’assurer la survie des espèces des basses-terres du Saint-Laurent

La première phase de ce projet du PASL a permis d’identifier des milieux naturels prioritaires à conserver dans les Basses-terres du Saint-Laurent. Ces milieux peuvent cependant être isolés les uns des autres par des routes, des villages ou des champs. Or, les espèces animales et végétales doivent pouvoir circuler ou s’étendre librement entre ces milieux, sans quoi, il leur est difficile de survivre et de se reproduire.

Les experts impliqués dans ce nouveau volet d’étude poursuivent les objectifs suivants : cartographier les zones qui regroupent des milieux naturels d’importance pour la faune et la flore et définir la meilleure façon de relier ces zones de conservation entre elles, tout en respectant l’activité humaine. Par exemple, la restauration de milieux naturels et la mise en place de bandes riveraines naturelles suffisamment larges (de 10 à 20 mètres de largeur) pourraient permettre aux espèces animales de circuler plus facilement et aux espèces végétales de s’étendre sur tout le territoire où elles peuvent croître.

Grâce à ce projet, les communautés locales et les citoyens ont accès aux connaissances acquises sur les secteurs prioritaires et sur les méthodes proposées pour relier entre elles les aires de conservation. Elles peuvent aussi s’inspirer de suggestions d’actions concrètes à entreprendre pour réaliser cette connexion et restaurer efficacement les habitats.

Restaurer le littoral du lac Saint-Pierre

Le lac Saint-Pierre héberge plus de 280 espèces d’oiseaux et 78 espèces de poissons. De nombreuses espèces, comme la perchaude ou la barbotte, utilisent les eaux calmes de sa plaine inondable pour se nourrir et se reproduire. Le lac est utilisé pour l’agriculture après le retrait des eaux, et les pratiques actuelles favorisent l’érosion des sols lors des crues printanières, en plus de limiter l’accès de la faune à un habitat de qualité. Les communautés locales désirent concilier les besoins des agriculteurs avec la conservation de la biodiversité. Au cours de la première phase de ce projet (2011-2016), des travaux de restauration ont été réalisés avec les agriculteurs qui avaient été encouragés à modifier leurs pratiques afin de maintenir des bandes de protection de part et d’autre du cours d’eau avec un couvert végétal favorable au maintien des poissons et de la faune terrestre.

Au cours de sa deuxième phase (2016-2021), nos experts visent à produire un guide présentant les meilleures pratiques de conservation et un atlas des sites propices à la restauration, et ce, afin de faciliter l’implication des communautés locales. Ainsi, une cartographie des sites de restauration prioritaire a été élaborée en collaboration avec la Table de concertation régionale du Lac Saint-Pierre. Nos experts participent également à la restauration de certains sites et effectuent un suivi pour en mesurer les bénéfices pour la faune locale

Protéger et restaurer les milieux humides dégradés du Saint-Laurent

Lors d’une phase précédente du PASL, un Atlas de restauration des rives du Saint-Laurent avait été réalisé. Celui-ci répertorie près de 500 sites perturbés par des activités d’origine humaine le long du Saint-Laurent et présentant un potentiel de restauration. Environ 200 d’entre eux abritent des milieux humides et des habitats de grande valeur écologique qui contribuent, notamment, à atténuer les effets néfastes des crues et des changements climatiques.  

Le nouveau projet a pour but de créer un guide de restauration des milieux humides. Ce dernier pourra notamment aider les utilisateurs à choisir des milieux humides à restaurer, à mieux déterminer les objectifs des travaux de restauration (écosystèmes de référence) et à choisir les techniques appropriées.

Projets 2011-2016

Élaborer et partager une cartographie unifiée des habitats

L’activité humaine exerce une pression constante sur les habitats et sur les espèces qui y vivent. La production d’une cartographie détaillée de l’occupation du sol et des milieux naturels, dont les boisés et les milieux humides, permettra de situer les secteurs où les pressions sont les plus importantes, de manière à orienter les actions de conservation des habitats.

Consultez la fiche d'information pour ce projet.

Réaliser un portrait des aires protégées et des autres mesures de conservation complémentaires

Plusieurs moyens administratifs ou légaux tels que les acquisitions, les servitudes de conservation ainsi que la création de réserves naturelles et d’aires protégées contribuent à la conservation de la biodiversité. L'élaboration d’une base de données regroupant toutes les aires de tenure publique ou privée, associée à un système d’information géographique, permettra de faire état des lacunes et des occasions à saisir en matière de conservation, de façon à favoriser une meilleure planification des interventions de conservation. 

Consultez la fiche d'information pour ce projet.

Identifier les habitats d’importance pour les poissons et protéger ou rétablir leur connectivité

Les étapes du cycle de vie de nombreuses espèces de poissons se déroulent dans des habitats variés. Ces séquences d’habitats ainsi que leur connectivité doivent être conservées pour permettre la survie de ces espèces. L’élaboration d’un atlas répertoriant ces habitats d’importance, à l’échelle du Saint-Laurent, permettra de créer des modèles d’habitats et d’élaborer des outils géomatiques afin d’améliorer le choix des secteurs présentant le meilleur potentiel de conservation.

Consultez la fiche d'information pour ce projet.

Élaborer un plan intégré des « zones prioritaires de conservation »

Une analyse du territoire, combinant les informations issues de la cartographie unifiée des habitats, de la détermination des habitats d’importance pour les poissons, du portrait des aires protégées et des autres mesures de conservation, permettra la détermination de secteurs prioritaires pour augmenter la superficie des habitats protégés, favoriser leur connectivité et créer des zones de transition visant à réduire les pressions exercées par l’humain sur ces habitats. De plus, l’élaboration de scénarios de conservation permettra d’augmenter l’efficacité des interventions mises en œuvre pour le maintien de la biodiversité.

Consultez la fiche d'information pour ce projet.

Mettre en place un programme de suivi de la biodiversité dans les aires protégées et les zones limitrophes

Un mécanisme de suivi est indispensable pour connaître l’efficacité des actions de conservation. La mise en œuvre d’un programme de suivi de la biodiversité dans les aires protégées et à leur périphérie permettra de vérifier dans quelle mesure la protection de ces territoires favorise le maintien de la biodiversité à long terme et de déterminer les améliorations nécessaires, le cas échéant.

Consultez la fiche d'information pour ce projet.

Mettre en œuvre 3 projets d’aires marines protégées (AMP)

Les pressions exercées sur les écosystèmes marins sont de plus en plus fortes. À ce jour, les actions du Plan d’action Saint-Laurent ont mené à la création du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, la première aire marine protégée au Québec. La création de nouvelles aires marines protégées, en concertation avec les intervenants du milieu, permettra de renforcer la protection de la biodiversité marine du Saint-Laurent. 

Consultez la fiche d'information pour ce projet.

Participer à la mise en place d'interventions-modèles de conservation de la biodiversité en milieu agricole

De nombreuses bonnes pratiques de gestion et d’aménagement associées aux pratiques agricoles sont reconnues pour favoriser le maintien et l’accroissement de la biodiversité. La mise en œuvre, de concert avec des producteurs agricoles, de telles pratiques appliquées à l’échelle du paysage, permettra de sensibiliser les agriculteurs à leur impact positif sur la biodiversité ainsi qu’aux bénéfices qu’ils peuvent en retirer.

Consultez la fiche d'information pour ce projet.

Mettre en ligne une version interactive de l’Atlas de restauration des rives du Saint-Laurent

Ce projet vise à améliorer l’Atlas de restauration des rives du Saint-Laurent, initialement publié en 2007, afin qu’il réponde mieux aux besoins des usagers. Grâce à la collaboration de l’Observatoire global du Saint-Laurent (OGSL), une application Web interactive a été développée pour rendre l’Atlas plus convivial. L’équipe du projet a profité de cette mise à jour pour actualiser certaines données et pour créer un outil conforme aux normes d’accessibilité. Rappelons que l’Atlas dresse un tableau des habitats fauniques qui présentent un potentiel de restauration le long du Saint-Laurent. Son but est de favoriser l’engagement des différents acteurs de la conservation et de la restauration des milieux d’intérêt écologique du Saint-Laurent.

Consultez la fiche d'information de ce projet.